Livre/Charles Mikoungui Loundou publie : «Les convictions de la certitude»

Livre/Charles Mikoungui Loundou publie : «Les convictions de la certitude» N_A41

Composé de 42 pages, «Les convictions de la certitude» est le titre du livre que Charles Mikoungui Loundou, militaire de formation, économiste, logisticien, administrateur de santé et président de l’association Espace solidarité santé, vient de publier, aux Editions Hope and faith. Nous l’avons interrogé sur les motivations qui l’ont poussé à écrire ce livre.

* M. Charles Mikoungui Loundou, peut-on connaître le mobile qui vous a poussé à écrire ce livre?
** Je suis parti d’un certain nombre de constats dans le milieu spirituel. Autrement dit, s’il faut parler de façon plus directe, dans le milieu de la prière. Je me suis, tout d’abord, posé la question de savoir quelle était la place de l’Afrique dans l’évolution de la spiritualité. Car, quand on parle de l’Afrique, en tant que berceau de l’humanité et on se rend compte aussi que beaucoup d’études nous ramènent à cette vérité historique. Est-ce que la présentation de l’histoire, aujourd’hui, du point de vue de la spiritualité, donne à l’Afrique la place qui revient à ce continent qui est la mère biologique, donc de l’histoire en tant que telle. Partant donc de ce constat principal, je me suis posé, également, la question de savoir est-ce que la prière, telle qu’on la vit, aujourd’hui, dans la pratique, reflète la réalité qu’elle devait, normalement, être. Nous nous rendons compte que certains parmi nous profitent de la misère, de l’état d’esprit, de l’état d’âme des uns et des autres, pour une exploitation à but lucratif pour la satisfaction des intérêts personnels, individuels. Il y a une multiplication de vocations, et tout le monde dit avoir reçu de Dieu, tel ou tel don, telle ou telle mission. Mais dans tous ces constats, il faut faire la part du vrai, et savoir dégager ce qui est faux. J’ai essayé de présenter, par une analyse de la bible, une analyse de la position des églises, actuellement, dans nos sociétés, une analyse de l’évolution des sociétés. J’ai soulevé le débat pour dire aux uns et aux autres, si le travail que nous faisons, nous l’avons reçu, réellement, de Dieu, ou, quelque part, l’église ne devient telle pas, comme disait un éminent prédicateur en Europe: «J’ai cherché l’église, je l’ai trouvée dans le monde et j’ai cherché le monde, je l’ai trouvé dans l’église». Cependant, la présentation de l’église que nous faisons, nous homme de Dieu, aujourd’hui, reflète-t-elle la réalité de Dieu? N’avons-nous pas fait de Dieu un fonds de commerce? Ne vendons-nous pas la parole de Dieu, comme aujourd’hui certains pourraient vendre les gâteaux ou autres choses? En clair, je fonde mon livre autour d’une personne qui m’a initié dans cette voie de la spiritualité.

* Quel est le message phare que vous avez apporté à nos lecteurs?
** Le message phare se résume à ce passage de la bible qui dit: «Dieu est esprit, ceux qui l’adorent, doivent l’adorer en esprit et en vérité». Nous avons fait comprendre à un certain nombre de personnes, aujourd’hui, que pour vivre Dieu, pour le connaître, vivre ses réalités, il fallait passer par les intermédiaires. Mais le message clé que je délivre dans ce livre, c’est de dire aux gens que Dieu a un contact direct avec tout le monde. Quant on le prie dans toute la sincérité, on a le contact entre lui et nous, et nous, les hommes de Dieu, nous avons cherché à prendre la place de Dieu, en n’essayant de faire croire aux autres que pour connaître Dieu, il faut passer par nous. Nous nous sommes fait des petits dieux, sans le savoir, et nous avons pris la place de Dieu. Je ramène, simplement, tout le monde au fait que Dieu étant esprit, nous pouvons invoquer son nom, l’appeler à tout moment, en toute sincérité, et il sera dans nos vies et dans nos cœurs.

* Quel est le prix du livre et où peut-on se le procurer?
** Ce livre, vendu à cinq mille francs Cfa, se trouve sur les rayons de la maison de la presse et un peu partout.

* En dehors de la plume, on vous a connu aussi musicien. Mais, depuis belle lurette, on ne parle plus de Papa Charles «Samu na yahu». Comment expliquer-vous se passage à vide?
* Ah oui, j’ai eu des préoccupations individuelles et personnelles qui m’ont éloigné de la scène musicale. Mais, je peux vous dire que je n’ai jamais abandonné la scène musicale. J’ai des produits en veilleuse et le moment venu, on me retrouvera sur le marché de la chanson. Je n’ai pas abandonné, car l’expérience que j’ai vécue a été bonne sur beaucoup de plans. Je ne tarderai pas à revenir sur scène. Je laisse à Dieu les moments car, il est dit, quelque part dans la bible, que les temps appartiennent à Dieu.

Propos recueillis par Noëllie BOUANGA et
Equateur Denis NGUIMBI